La France … vers un Cuba sans soleil?

Un Cuba sans soleil ?

Notre Président, bien avisé, met en forme l’idée géniale de trouver sa voie à l’échelle nationale ! Il n’en reste pas moins qu’entre le fond et la forme, il y a une différence !

Si il semble d’utilité publique, pour chaque français et pour l’ensemble de la communauté que chacun trouve son épanouissement et participe activement à la société, on sent, au delà de l’urgence économique et sociale, un fébrile « faites quelque chose » afin que la courbe du chômage s’inverse et que je puisses être réélu !

Au delà de l’effet d’annonce, la confiance n’est plus là !

« C’est plus facile de trouver un client, qu’un employeur », ça sonne bien ! « Trouver sa voie », « faciliter » l’entrepreneuriat s’est exprimé notre Président. Alors que j’écoutais son discours, les gens autour de moi réagissaient : « Qu’en savent-il? Ont-ils une fois dans leur vie conduit une entreprise (avec succès)? Vécu un entretient d’embauche? Ou même fait l’expérience de trouver un client ». Probablement pas ou peu ! Ont-ils fait l’expérience de la bureaucratie ? Du RSI ? De gérer des employés ? Non plus ! Vont-ils vraiment faciliter la tâche des entrepreneurs ? Loin d’être crédibles, ils inquiètent !

D’une réussite Historique potentielle, à l’échec Honteux probable.

Alors que toutes les conditions sont réunies pour écrire l’histoire avec un grand « H », avec un prix du pétrole et de l’euro au plus bas, avec des challenges écologiques, économiques, sociaux qui pourraient être des sources d’emplois. Alors que nos voisins se relèvent de la crise… nous prenons le chemin des manipulations de chiffres, de faux semblants, des effets d’annonce afin de faire perdurer la stagnation.

Alors chacun va t-il trouver l’inspiration et participer activement ? Se bouger ?

« On ne peut plus bouger en France ! C’est devenu un Cuba sans soleil ! »

Alors que j’arrivais à une conférence en Espagne, une thérapeute hollandaise me demande d’où je suis. En lui disant que je suis français sa réponse est venue du cœur : « On ne peut plus bouger en France ! »Ayant vécu dans notre beau pays, elle a préféré en partir. Car tout est compliqué, lourd, étouffant : « on ne peut plus rouler, se garer, bâtir, non plus gagner de l’argent. On vit dans la crainte d’enfreindre une nouvelle loi, les gens vivent dans la peur ! ». En effet toujours plus de radars, de taxes (sur les abris de jardins ?), de contrôle et de répression. Quelles en sont les conséquences ?

Entreprendre dans ces conditions ? Beaucoup préfèrent ne pas s’exposer !

Ne pas s’exposer … voire s’exploser !

En effet la réalisatrice Deeyah Khan a interviewé des extrémistes afin de comprendre leur radicalisation. Son sujet est étonnant ! Parmi les causes, « le sentiment d’impuissance », celui « d’une vie écrite d’avance », « pris » dans un système où l’on ne peut pas évoluer. Les extrémistes « draguent » les jeunes sans perspectives par internet, proposant « avec amour (?), de les aider à accéder à leurs rêves, en les suivant » ; ils « deviennent le père idéal ». Dans un système obtus et frustrant, l’extrémisme récupère. Il offre une réponse (horrible) au manque : une voie pour s’en sortir, pour « exister ».

Au fait quelle autre voie est proposée ? Qui en est responsable ?

Si 47 % des français estiment passer à coté de leur vie (étude Ipsos 09/2015), trouver sa voie et entreprendre est une solution évidente. C’est l’objet de deux de mes ouvrages. Encore que pour trouver l’inspiration de façon durable, cela demande de pouvoir respirer ! Libérer des talents ne peut se faire dans la peur : il faut se libérer de la bureaucratie nivelant par le bas, qui prend des allures pour la France, d’un Cuba sans soleil.

Mais bien heureusement, cela a été compris ! Et annoncé (à nouveau!) : le changement… c’est maintenant ?

Article paru en février 2016

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