Enfin une dynamique entrepreneuriale en Ile de France ?

Une dynamique entrepreneuriale en Ile de France ?

Interviewée au salon des entrepreneurs Valérie Pécresse, nouvelle Présidente de la région Ile de France déclare « Il faut leurs donner les conditions pour qu’ils se développent et s’épanouissent ». Génial ! Entreprendre au cœur d’une nouvelle dynamique régionale ?

Eveiller les talents, donner envie.

Depuis 22 ans, voir se révéler des talents est une expérience merveilleuse ! Reste que ce plaisir est souvent gâché, car ces petites graines n’arrivent pas toujours à pousser dans une terre peu fertile. Notre culture n’est pas une culture entrepreneuriale. Donc si présidents de la république et de région s’entendent sur la dynamique entrepreneuriale, c’est un vrai changement ! Mais il doit s’opérer avec un puissant changement de culture !

En finir avec la schizophrénie : veut-on des entreprises libérales Oui ou Non ?

Si oui, comme dit Valérie, il faut cultiver une autre vision. Réussir un projet, gagner de l’argent, embaucher doit être socialement reconnu et non « taxé » d’un regard dédaigneux, d’une fiscalité étouffante et d’une bureaucratie délirante. Il faut encourager ce que l’on veut, plus qu’enrager ceux que l’on veut !

Mais que veut-on vraiment ? Créer une économie de type planifiée?

Car quand on parle d’aider les entreprises, de quel type d’entreprise parle t-on ? Des très grosses entreprises soutenant les campagnes électorales ou bien toutes les entreprises ? Les marchés juteux sont réservés aux entreprises capables de remplir des cahiers des charges ultra sélectifs, rendant ces marchés inaccessibles à certaines PME et donc rendant impossible leurs développements. On arrive alors à une situation semblable aux économies planifiées étatiques où tout est sous contrôle de l’état et seules prennent de l’ampleur les grandes entreprises liées avec l’état, dirigées par des personnes issues pour ne pas dire formatées par les écoles d’administration, appliquant le modèle d’état, et dont les employés ont des vies bien rangées aux évolutions de carrières bien planifiées. Réussir autrement que par cette voie est alors perçu comme frauder.

Quel est le rêve des électeurs?

A leur demander, tellement d’entre eux, certainement influencés par les modèles présentés dans les médias, rêvent de devenir une étoile dans un domaine artistique ou sportif, ou de créer leurs « marques », à leur échelle, comme sont présentés en divinités les Apple, Google ou autre Bloggeur. Les jeunes ne sont pas motivés à l’idée de travailler pour une société qui les privera, de par leurs plans de carrières limités, à ne jamais atteindre leurs rêves. D’ailleurs, au nom de la mal interprétée égalité, certains n’ont-ils pas prôné un revenu maximum et un revenu minimum ! Ce qui n’engage pas à prendre des risques, si c’est pour ne pas être plus récompensé qu’en n’en prenant pas ! De toute évidence, deux dogmes qui vont à l’encontre de la dynamique recherchée !

D’un point de vue médico-social ?

Entre ces deux modèles, la physiologie et la psychologie parlent. Ne pas vivre ses rêves, contraindre notre créativité et notre potentiel illimités à des salaires et une reconnaissance limités crée des frustrations et des tensions. Comme dit Gaspard Proust avec humour, les humains sont majoritairement de droite, très peu ont voulu passer le mur de Berlin vers l’est.  Ce qui est sûr, c’est que vivre une vie limitée n’est pas un programme pour lequel on a envie de voter !!!   Notre président invite chacun à se lancer, vers son rêve ? Alors le changement, d’idéologie ….c’est maintenant ! Valérie s’engage à créer les bonnes conditions, quelle belle mission ! Vers une nouvelle civilisation de satisfaction!

Article paru en mars 2016

Laisser une réponse