En route vers une évolution forcée ?

De même que certains optent pour faire de l’économie forcée sous forme de remboursement de crédits bancaires qui oblige de façon forcée à une économie mensuelle ; de même allons-nous être amenés à faire de l’évolution forcée ?

Le bateau penche : de quel coté êtes vous ?

Je reçois par mail, un dessin de quatre personnes sur une même barque… qui penche dangereusement, car elle prend l’eau. Deux personnages, en bas, ont les pieds dans l’eau et écopent désespérément. Les deux autres sont au dessus, car situés à la pointe du bateau qui se dresse verticalement, eux sont au sec ! L’image montre avec ironie que les quatre personnes sont « dans le même bateau » ! Pourtant ceux qui sont au sec et au dessus se disent « heureusement on est du bon coté du bateau »…

La mondialisation fait que l’on est tous dans le même bateau.

Les gens commencent à voir aux travers des différentes crises qu’elles soient écologiques, de migrations politiques et bientôt climatiques ; qu’il devient de plus en plus difficile de suivre les modèles de réussite des années 80 où il s’agissait de réussir soi, tout seul dans sa bulle! Aujourd’hui, difficile de s’isoler, nous sommes tous reliés.

La technologie, les systèmes de communication, de transport ont évolués. Hier, on pouvait être à l’abri d’une guerre à l’autre bout du globe. Aujourd’hui, grâce à Internet, un organisme terroriste peut recruter et toucher aux quatre coins du monde. Si une centrale nucléaire fuit, la contamination devient tout de suite plus internationale. Même sur des bateaux de fortune, et au prix des plus grands dangers, les plus démunis des pays en difficulté peuvent débarquer en masse chez les plus riches…

Nous sommes tous affectés donc tous concernés par les crises actuelles.

Tous consternés mais pas tous concernés ?

Une patiente venue d’Australie, me confie sur le sujet, que là bas, les gens ne s’intéressent pas à la politique. Certes, mais respirent-ils de l’air, boivent-ils de l’eau ?

Les crises qui menacent notre espèce sont le fruit de politiques écologiques et économiques passées. Pour nous, nos enfants, pouvons vraiment nous en désintéresser ?

Une évolution forcée ?

Madame Merckel nous a démontré encore une fois que les révolutions sont souvent, comme leurs noms l’indiquent, l’occasion de tourner en rond, entre modèles de droite puis de gauche. Tout d’abord accueillir généreusement, puis fermer les frontières. Car bien que politiquement correcte, sa proposition est peut être utopique ? Un pays, disait M Rocard, peut-il accueillir toute la misère du monde ? Mais surtout, l’idée d’aider les malheureux, amène autant de tensions que celle du chacun pour soi ; car les personnes restent dépendantes de leurs sauveurs et ne sont pas heureuses. A l’échèle de l’individu ou d’un pays, donner de quoi survivre est gratifiant, généreux… et est politiquement correct ! Donner les moyens de devenir autonome serait mieux : ce serait une vraie évolution. Chaque personne comme chaque nation possède des ressources intérieures! Ne serait-il pas souhaitable d’aider chacun à exploiter ses propres ressources ? A chaque personne ou nation de faire sa propre évolution, même si cela doit passer par un révolte intérieure ! Pour trouver sa propre indépendance en soi ou chez soi. Car se faire assister de l’extérieur ne mène pas à la satisfaction intérieure ! Aujourd’hui, nous sommes obligés d’évoluer vers un autre modèle, de la réussite personnelle vers le succès global, où il devient vital de s’assurer du succès des autres, de leur autonomie car cela seul, permet le notre… de façon durable. Bien obligés, nous évoluerons-nous vers un succès global ?

Nicolas Proupain
Article publié en octobre 2015 dans Entreprendre

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